Dororo
Je continue ma découverte des œuvres d’Osamu Tezuka avec cette fois-ci Dororo, même si c’est une découverte assez particulière car j’ai déjà lu Search and Destroy qui est une adaptation de Dororo par Atsushi Kaneko. Le postulat de départ ne m’était donc pas inconnu, mais j’étais curieux de découvrir l’œuvre de base de tout cela.
Aussi avant de commencer j’ai toujours cru que le « héros » de cette histoire et qui a perdu les parties de son corps s’appeler Dororo, alors qu’en réalité c’est le nom de son acolyte qui le suit dans ses aventures. On va donc suivre l’histoire de Hyakkimaru, un homme qui c’est vu pris toutes les parties de son corps par des démons lors de sa naissance. Abandonné par sa vraie famille, il va être recueilli par un homme qui va lui fabriquer un faux corps en découvrant que Hyakkimaru possède d’étrange pouvoir lui permettant de survivre malgré ce qui lui reste de corps.
On va rapidement se retrouver quelques années plus tard avec Hyakkimaru presque adulte qui ressemble au personnage de la couverture du tome 1, et qui part à la chasse des démons pour retrouver les parties de son corps qui lui ont été prises. Il va rapidement faire la rencontre de Dororo, un jeune garçon qui se prend pour le roi des voleurs, qu’il va sauver et qui le suivra dans son voyage.
L’une des forces de ce manga est sans doute le dépaysement total de ce qu’on voit d’habitude, Hyakkimaru va parcourir le Japon en pleine guerre et faisant face à de nombreuses inégalités pour son peuple. On va suivre avec intérêt son voyage et les rencontres qu’il ferra tout en résolvant les problèmes (souvent liés à des Yokai) dans les villages qu’il traversera.
Mais même si le récit est intéressant, j’ai eu la grande impression que la série à a la base été pensé comme une série longue, au cours de ses 2 gros tomes on assiste à plusieurs arcs assez longs et notre héros ne combat retrouve finalement que peu de partie de son corps (sachant qu’avec son corps presque adulte, il en avait déjà retrouvé 15-16). Je m’attendais à découvrir une histoire ou à la fin, il aurait retrouvé toutes les parties de son corps, mais finalement la série se finit sur une fin ouverte avec Hyakkimaru qui continue ses aventures. Après je ne dis pas que c’est mauvais en sois, mais je ressens comme quelque chose d’inachevé à la fin de l’œuvre. De ce que j’ai compris dans les détails à la fin du récit, la version animée diffusé à l’époque propose une fin plus satisfaisante et qu’avais envisagé l’auteur, avec un affrontement familial qui lui aurais permis de retrouver les parties manquantes de son corps.
Mine de rien malgré ce défaut la série se lis quand même très bien si on ne prend pas en compte ses longueurs, je suis content d’avoir découvert ce récit qui aura su traversé les âges et influencer les plus grands récits d’aventures à n’en pas douter.
Synopsis
Hyakkimaru est né amputé de 48 parties de son corps, chacune ayant été emportée par un démon avant sa naissance. Devenu un jeune homme, il se découvre le pouvoir d’attirer vers lui monstres et démons. Accompagné de Dororo, un petit voleur, il part à la recherche d’un endroit où il pourra enfin vivre en paix. Mais son voyage ne sera qu’une suite ininterrompue de luttes contre des esprits malfaisants…

